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Définissons l’obsolescence programmée

L’obsolescence, ça vient d’obsolète : Un objet obsolète est un objet qui n’est plus d’usage, qui est ancien, mais ce n’est pas forcement un objet qui ne fonctionne plus…

L’obsolescence programmée est donc un objet que l’on rend obsolète, ancien après un laps de temps défini

C’est une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément.

En 1954,  Brooks Stevens, designer industriel américain, disait  « C’est inculquer à l’acheteur le désir de posséder quelque chose d’un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt que ce qui est nécessaire » alors cette petite phrase vous fais penser a des objets ?

Ces pratiques sont mises en place de façon plus ou moins consciente et concertées. Elles sont souvent dénoncées par les associations environnementales comme HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée).

Ces stratégies de croissance fondées sur une surconsommation sont aujourd’hui fortement remises en cause, dues aux problématiques environnementales et économiques

Cette  forte accélération de l’innovation technologique, les produits sont devenus toujours plus performants, mais également moins résistants et plus rapidement renouvelés.

 

Ils existent différentes sortent d’obsolescence définie par l’ADEME

Obsolescence fonctionnelle (technique):

  • Obsolescence de fonctionnement : lorsqu’un produit arrête de fonctionner ou ne peut plus, assurer sa fonction correctement à cause d’un défaut technique intrinsèque. Un téléviseur dont un condensateur grille par exemple.
  • obsolescence indirecte : lorsqu’un produit ne peut plus être utilisé à cause d’un accessoire ou d’un produit associé défectueux et non réparable ou remplaçable. Un téléphone qui devient obsolète à cause d’un chargeur plus disponible par exemple.
  • Obsolescence d’incompatibilité : lorsqu’un produit n’est pas adaptable aux évolutions technologiques, un matériel informatique qui n’est pas compatible avec les nouveaux systèmes d’exploitation par exemple.
  • Obsolescence de service après-vente : un produit qui ne peut pas être réparé faute de système pour le réparer ou à prix prohibitif par rapport à un produit neuf. C’est notamment le cas lorsque le fabricant n’a pas prévu de service après-vente pour ses produits.

Obsolescence psychologique (désir et modes), liée souvent au désir et à la mode, mis en avant par le marketing

 

 L’histoire de l’obsolescence programmée

Dés 1925, Stuart Chase avait anticipé le 20e siècle avec « La Tragédie des déchets »
Économiste et ingénieur américain formé au MIT, il fut le conseiller du président Roosevelt. Mais également visionnaire en décrivant l’obsolescence programmée, la publicité trompeuse et la toute puissante consommation qui symboliseront le siècle dernier.

Le concept à était nommé pour la 1re fois en 1932 par Bernard London, Bernard London, est un promoteur américain, et il défend le concept d’une obsolescence légale imposée par le gouvernement pour les biens de consommation afin de stimuler et maintenir la consommation. Dans cette Amérique d’après le Krach de 1929 où aucune contrainte environnementale n’est encore connue, l’objectif est de soutenir l’industrie et la croissance. Cependant, l’obsolescence programmée imposée de façon légale n’a pas trouvé un large écho politique à l’époque.

Dans la même décennie, Lewis Mumford décrit et dénonce les méfaits techniques de l’obsolescence programmée
Cet historien américain spécialiste des technologies est le premier à décrire techniquement le phénomène d’obsolescence programmée, et à le dénoncer. Selon lui, l’augmentation constante et sans limites de la production en poussant un remplacement prématuré des biens va à l’encontre de « la perfection technique, de la durabilité, de l’efficacité sociale et, globalement, de la satisfaction humaine ».

En 1942, Joseph Schumpeter invente la « destruction créatrice »,un des grands économistes du siècle dernier est largement connu pour ses théories économiques, notamment sur l’innovation qu’il décrit comme à la fois source de croissance et facteur de crise. Le phénomène de « destruction créatrice » que Schumpeter utilise pour la première fois dans son ouvrage « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » pose les fondements du modèle économique capitaliste fondé sur l’obsolescence programmée.

Quand on vous dit que c’est vraiment un des fondements de notre société capitaliste c’est que les économistes de cette époque se sont penchés sur les «soi-disant» biens faits de cette méthode.

Mais de nombreuses personnes on commencé a ce posé les questions sur les limites à ce système, et ce depuis les années 50…

Les hommes sont rapides pour mettre en place des systèmes malsains, mais très longs à la détente pour les enlevé, parce que cette question et encore beaucoup d’actualité aujourd’hui

  • John Kenneth dénonça ouvertement les phénomènes d’obsolescence programmée et engagea la réflexion dans le monde universitaire américain, puis européen, sur ces pratiques industrielles dans son livre « La Société d’Abondance »
  • En 1960, le journaliste Vance Packard est l’un des premiers à alerter sur les problématiques éthiques de l’obsolescence programmée. Dans son livre « The Waste Makers » (les fabricants de déchets), il dénonce ce système qui impose la surproduction de déchets, la dépendance à la dette et la déconnexion sociale des individus. Il a également établi la distinction entre les deux types d’obsolescence, « l’obsolescence de fonctionnalité », plutôt technique et « l’obsolescence de désirabilité » qui est psychologique.
  • L’ouvrage de Giles Slade publié en 2007, replace l’obsolescence et l’accumulation de déchets au cœur de l’histoire des États-Unis. Selon lui, l’invention des marques et de la publicité a joué un rôle crucial dans le développement de la société de consommation américaine actuelle. Cosima Dannoritzer s’est notamment fondée sur son travail pour faire son documentaire « Prêt à jeter » en 2010.
  • L’économiste français Serge Latouche, connu pour ses prises de position en faveur de la décroissance a sorti en octobre 2012 l’ouvrage « Bon pour la casse, les déraisons de l’obsolescence programmée » décrit les origines et souligne les conséquences du phénomène d’obsolescence programmée.

Ce sujet n’est donc pas nouveau…

 

Quelques exemples emblématiques de l’obsolescence programmée

 

Je vais vous donner quelque exemple à travers l’histoire, certains sont connus d’autre moins.

Dans les années 1920, Générals Motors a réussi à détrôner la célèbre Ford T, une voiture qui était robuste et  est facile à réparer. Ce géant américain a créé une stratégie de renouvellement rapide de ses gammes « Chevrolet »  de voitures en changeant les couleurs, les formes et les accessoires. Grâce à la publicité, les consommateurs sont incités à changer plus souvent de voiture. Général Motors est donc le 1er à créer l’obsolescence psychologique par le design et esthétisme des biens de consommation.

 

Vous avez tous entendu parler de cette ampoule qui éclaire depuis 1901 une caserne de pompier aux états unis ? Ce cas aussi est un cas d’obsolescence programmé, Phœbus était un cartel regroupant des fabricants tels que Philips, Osram et General Electric qui a tenté de contrôler la fabrication des lampes à incandescence entre 1924 et 1939. Afin d’augmenter leurs ventes, ces constructeurs voulaient limiter la durée de vie des ampoules à 1 000 heures.

 

A toutes les femmes, on a tous déjà vécu cette situation avec les collants qui s’effile des la 1re journée, ces collants sont devenus du jetable.

Dans les 40, le chimiste américain Dupont avait trouvé la recette miracle pour des collants hyper résistants. Ce produit résistant fut un vif succès, logique ? Mais l’entreprise ne faisait pas assez de bénéfice donc ils ont délibérément choisi de changer la formule pour réduire la résistance de ces collants et donc augmenter le taux de renouvellement…

 

Les imprimantes Epson, un exemple de ma jeunesse,  sont emblématique de l’obsolescence programmée. Certains de ces matériels auraient été équipés d’une puce qui bloque l’impression au-delà d’un certain nombre de feuilles imprimées. Les cartouches d’encre peuvent également indiquer un niveau d’encre incorrect pour amener l’utilisateur à jeter des cartouches contenant encore de l’encre malgré le fait que ces pratiques soient interdites en Europe.

 

Apple s’est distinguée par une innovation de rupture et un renouvellement très important de ses produits depuis quelques années, pas moins de trois versions d’iPad en 2 ans et six versions de l’iPhone en 5 ans. Avec des batteries indémontables, l’impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation entre les modèles et des accessoires qui changent à chaque génération, Apple s’est souvent distingué par l’obsolescence très rapide de ses produits …

 

Les enjeux de l’obsolescence programmée

 

Environnementaux

L’obsolescence programmée engendre des enjeux environnementaux majeurs à l’échelle planétaire. L’accumulation des déchets, notamment les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), entraîne de graves pollutions dans les pays du Sud et les ressources naturelles s’épuisent de façon accélérée.

La surproduction de déchets liée à l’obsolescence rapide des biens de consommation  engendre des coûts importants, mais également des pollutions lourdes dans les pays en voie de développement où ils sont exportés.Mais si il y a la convention internationale de Bâle qui interdit pourtant toute exportation de déchet électronique des pays membres de l’OCDE vers les pays non membres, mais cette loi n’est pas forcement respecter…

L’obsolescence programmée, dit renouvellement du matériel et donc l’exploitation massive des ressources naturelles s’est fortement accélérée ces dernières années, notamment l’extraction des terres et minerais rares qui sont utilisés dans les équipements électroniques.

Je parlerai de ce thème très prochainement.

 

Économique

Dans les enjeux économiques, l’obsolescence programmée est très intéressante pour les entreprises c’est pour cela que le concept a était créée à la base. Les entreprises forcent indirectement les consommateurs a changer de matériel plus rapidement pour il faut tourner les chaines de production.

Malheureusement, ce n’est pas très intéressant pour nous, on est obligé de consommé.

 

Une petite astuce pour nous, consommateur, il ne faut pas hésiter le prix dans un smartphone ou ordinateur, pour que l’on puisse plus facilement le faire réparer…

 

Source :

https://obsolescence-programmee.fr/